
Volvèèèèèèèèère
C’est parti sur les chapeau de roues. A peine arrivé, je m’offre (sur invitation) le dernier Almodovar : Volver. Du pain béni par Isabelle la Catholique pour El Ronchon. De l’espagnol en V.O. avec la sublime Pénélope Cruz. Pedro Almodovar lui a taillé un rôle sur mesure, corseté à son buste de rêve (et je ne parle pas du reste...)
Volver est une histoire de revenant. Et cela à plusieurs titres. C’est d’abord le retour de Carmen Maura dans un film d’Almodovar. Vingt ans plus tôt, elle excellait dans Femmes au bord de la crise de nerfs (1987). On la retrouve donc ridée, les cheveux blancs, dans le rôle de l’abuela (grand-mère). Quel plaisir de voir une actrice assumer un rôle d’aïeule. Car cela contraste avec la Pénélope, qui est toujours nikel. Certes, un peu de rimmel coule le long de sa joue quand elle pleure. Mis à part ça, elle ne transpire jamais. Toujours impeccable. Mais on ne lui en voudra pas. Pedro a le défaut de toujours sublimer les femmes....

Volver c’est une histoire de revenant, dans le sens de fantôme... Les fantomes reviennent-ils pour solder leur compte avec la réalité ? Une histoire assez enchevêtrée, moins alambiquée que Tout sur ma mère.Mais un scénario suffisament costaud pour tenir en haleine le spectateur. Car Almodovar ne mégote jamais sur les rebondissements.
Toutefois, les personnages sont moins fanfaronnesques qu’à une époque. Comme si depuis Parle avec elle, le réalisateur tenait à une certaine sobriété, plus proche de la réalité. Mais El Ronchon ne boude pas son plaisir. Une ambiance toute espagnole, como cada vez.
La scène d’ouverture en sublime. En plein vent, des dizaines de femmes astiquent les tombes. On sent tout de suite un côté border-line, sans quitter une vision "réaliste" (je déteste ce mot). Grrr. mais OUI à VOLVER.
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