
Rien sur Royal
J’ai acheté le Figaro. Ah ! Le Figaro ! C’est comme une claque : "la vie c’est comme ça, et tu voteras Sarkozy, que ca te plaise ou non !"
Ce mercredi 21 février, le Figaro titrait "Couples gay [1] : coup d’arrêt à l’adoption". On sent qu’ils sont content au Figaro. Ce sujet oppose la droite et la gauche. La droite est contre l’homoparentalité et la gauche est pour. Seulement voilà, depuis plusieurs années, plusieurs couples homosexuels n’ont pas attendu le bon vouloir des politiques pour contourner la loi et légaliser leur situation. Mais pour bien comprendre la décision de la Cour de cassation, je vous renvoie sur le site du Nouvel Obs.
Ensuite, j’apprend dans l’article "Quand la crise de nerfs sème la panique à bord" que l’animateur Jean-Luc Delarue a fait une crise d’ébriété violente dans un avion, la semaine dernière. Il a terminé le vol Paris-Johannesbourg menotté ! Thierry Vigoureux, l’auteur de l’article, rappelle que depuis le 11 septembre, les actes d’incivilité dans les avions de ligne ont baissé de 11 %. "Mais la forte reprise du secteur s’accompagne en même temps de la hausse de cette délinquance" [2]. Fichtre ! Heureusement que nos émeutiers banlieusards ne prennent pas l’avion tous les jours ; Sarkozy aurait bien du mal à atténuer la flambée des chiffres.
Mauvaise pioche pour les homos sur cette page du Figaro : Les "mariés" de Bègles sont condamnés ! Vous vous rappelez le mariage entre deux hommes célébré par le maire de Bègles Noël Mamère ?! Eh bien le couple était hébergé par une retraitée, et il lui avait volé huit chèques pour régler les frais de noces, notamment les costumes.
Puisque nous parlons pêché, rappelons le mensonge de Noël Mamère. Invité par Karl Zéro, il arrive en voiture parlementaire. Jusque là, pas de problème. Sauf qu’en "off filmé", Noël Mamère explique qu’il vient de gravir une sacré côte... à vélo ! Grillé ! Que dis-je grillé ?! Carbonisé à la Ségolène. Ooups, j’ai parlé d’elle !
En cadeau, la vidéo de Mamère menteur !
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[1] personnellement j’accorderais l’adjectif anglo-saxon avec le nom pluriel, mais il semble que la grammaire anglaise s’applique !
[2] "Quand la crise de nerfs sème la panique à bord" Thierry Vigoureux, Le Figaro, 21/02/07 p. 10
(PDF : 369.5 ko) - MAJ le 23 février 2007
Forum de discussion
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Rien sur Royal24 février 2007 à 19:46, par jipe64
Je Post ici par ce que je ne sais pas ou le mettre ailleur, mais je viens de me faire peur, en fait non, quelqu’un vient de me faire peur.
Afin de comprendre, revenons tout d’abord en arrière. Il y a déjà plusieurs années (3 ou 4) un homme politique représentant le gouvernement alors au pouvoir avait déclaré sur l’antenne de France Inter, un matin vers 8h25, que les juges qui poursuivaient son parti étaient en fait en train de détruire la démocratie en harcelant les hommes politiques. Je pense que j’avais du mal entendre car Stéphane Paoli n’avait pas réagi à cette phrase.
Mais bon, le temps passe, on oubli un peu tout ça, Ségolène Royale ramène auprès d’elle la base du partie, nous montrant par là que tout va bien les gars rien ne bouge, tout sera comme avant, fini les innovations. Soit dit en passant, il me semble bien que Monsieur Fabius s’était permis quelques attaques personnelles sur madame Royale et que cela ne l’empêche pas de revenir dans son giron. Il est vrai qu’il avait déjà changé d’avis, notamment pour le vote sur le réferendum europeéen, et qu’il n’est pas à un revirement près.
Je souhaiterai tout particulièrement pour lui, mais également pour monsieur Sarkozy, qui nous joue une alternance de souffle de droite et d’inpiration de gauche, citer un passage du Prince de Machiavel :
"Sur toutes choses, le prince doit se conduire envers ses sujets de telle manière qu’on ne le voie point varier selon les circonstances bonnes ou mauvaises."
Et puisque j’évoque Nicholas Sarkozy, je dois avouer que c’est lui qui est à l’origine de ma frayeur de la journée. La droite a un jour pensé que les juges étaient des dangers pour la démocratie, et monsieur Sarkozy va plus loin, car dans son discours de Perpignan il a anoncé
"Parce que trop de liberté pour tous tue la liberté de chacun."
Le reste du discours est construit autour des mots "autorité" et "ordre". Pour lui il faut remettre de l’ordre et de l’autorité. Je ne me prononce pas sur le fond, mais sur la forme. Le discours fait peur, avec le martèlement de ces deux mots.
Cela ne peut m’empêcher de penser au Léviathan de Thomas Hobbes, qui décrit un Etat totalitaire qui est le seul à pouvoir assurer la sécurité des individus
"Le pouvoir, s’il est extrême est bon parce qu’il est utile à la protection ; et c’est dans la protection que réside la sécurité"
Les discours du candidat sont précis et il n’y a pas d’erreur dans ce qu’il dit. Philippe Meyer dans Eaux Fortes l’avait déjà remarqué et disait de Nicholas Sarkozy en tant que porte parole du gouvernement Balladur,
"C’est un poste qui demande la maîtrise d’une réthorique enveloppante, une languede caoutchouc qui est le contraire de la langue de bois. La seconde sonne le creux, la première donne l’impression du plein"
Toujours est-il que j’ai eu l’impression de recevoir un gros bout de coutchouc, style flash ball en lisant cette phrase.
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Rien sur Royal25 février 2007 à 21:47, par El Ronchón
Cher jipe64,
Votre post n’est aucunement une réponse aux sujets évoqués dans mon billet, mais une ouverture sur le discours de Nicolas Sarkozy à Perpignan, le 23 février 2007. Je vous remercie donc pour le lien vers le site de Jean Véronis, j’ai pu y lire ce discours.
Effectivement, Nicolas Sarkozy martèle les concepts d’ordre et d’autorité. Mais votre critique de la "forme" ne doit pas remplacer la critique de fond. Votre réaction quasi épidermique à l’axe de campagne de Sarkozy répond complètement au fond du discours. Car que dit Sarkozy ?
« L’autorité ? Un mot qui vous fait immédiatement souçonner rien moins qu’un état policier, un mot qui fait de vous un homme prêt à attenter aux libertés publiques.
Mai 68 est hélas passé par là. »Nicolas Sarkozy, Discours de Perpignan, le 23/02/07
Eh oui, le petit Nicolas vous attend au coin du bois. Il a tout prévu ! Effectivement, la pensée 68 n’a eu de cesse de combattre l’autorité, et toute hiérarchie des valeurs. Cette pensée a su influencer bien des milieu et des ministères. Bon nombre de programmes et de "pédagogies" propres à l’Education nationale furent inspirés par ce mouvement libertaire. Quand le candidat nous dit qu’aujourd’hui :
"tout se vaut : La parole de l’élève vaut celle de l’instituteur. Une émission de variétés vaut une pièce de Racine. L’intérêt particulier vaut l’intérêt général. (...) Quand tout se vaut, plus rien ne vaut rien." Nicolas Sarkozy, Discours de Perpignan, le 23/02/07
Hormis une exagération propre au discours politique, n’a-t-il pas raison ?
Quant à votre réminiscence, Nicolas Sarkozy aurait critiqué le pouvoir des juges, trop présents, et susceptible d’empêcher l’exercice même de la démocratie. Vos souvenirs me semblent peu fiables pour pouvoir en discuter. Certes, Nicolas Sarkozy aimerait bien remettre certains magistrats "au pas". Mais là encore, ne crions pas au loup ! Nicolas Sarkozy est un démocrate. Et on devrait bien plus s’inquiéter de la montée et de la percée des idées d’un tout autre candidat...
En plus, votre commentaire, ne répondant à aucune de mes interrogations, montre combien ma propre autorité vous importe peu... Cordialement, El Ronchón
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Rien sur Royal26 février 2007 à 15:02Bonjour, Ce n’est pas de Nicholas Sarkozy dont je parlais à propos des juges, mais je ne suis pas certains à 100% du nom, je ne préfère donc pas le citer. Quand je disais que ma critique était sur la forme, cela sous entend que je reconnais que dans certaines situations il y a un manque d’autorité, mais ce qui dans le discour me fait réagir c’est le martèlement avec lequel les mots autorités et ordre sont utilisés. Sans rentrer dans un discussion sémantico-politico-philosophique l’autorité est nécessaire, mais doit être pour être obtenue, détachée de la notion d’ordre, pour utiliser un mot à la mode afin d’obtenir une autorité juste. A bientôt PS : Désolé de n’avoir pas respecté votre autorité, il ne m’est pas apparu qu’elle s’imposait de façon si flagrante. Il va falloir y remettre bon ordre. Jipe
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