
Pourquoi y a-t-il Melvil plutôt que rien ?
Plusieurs personnes de mon entourage se plaisent à me comparer à un jeune premier du cinéma français : Melvil Poupaud. Il faut bien avouer que la comparaison est flatteuse puisque ce garçon n’est pas le dernier des thons. C’est donc avec gourmandise que je me suis rendu à la projection de Melvil (quinzaine des réalisateurs). Film de Melvil Poupaud, sur un scénario de Melvil Poupaud, image-son-montage de Melvil Poupaud, avec comme principal interprète... Melvil Poupaud. On comprend vite pourquoi le film s’appelle Melvil.
Mazette, si ce garçon sait tout faire, pourvu qu’il le fasse bien. Dans la salle, un des frères Dardenne. Le film nous est présenté comme une recherche cinématographique, entre rêve et réalité, « miroir à trois faces » (sic).
Le pitch > Du père au fils, du fantastique à l’intime, nous suivons cet étranger en quête d’un personnage auquel s’identifier au sein d’une histoire qui pourrait bien, au bout du compte, être la sienne...
Début : Melvil se réveille tout nu dans une forêt. Il entend des bruits bizarres. Il erre d’un arbre à l’autre. Le temps suffisant pour le spectateur d’apercevoir la bite à Melvil, son corps joliment musclé. Puis il tombe sur des vêtements. Il enfile le pantalon, les chaussures, la chemise puis il reste le boxer. Comme Melvil vient de naître, il ne comprend pas tout. Il met donc son slip sur sa tête (gag). Puis il arpente encore la forêt et se retrouve devant une maison avec piscine, occupée par une famille. Il épie, s’immisce dans la maison, mais n’est pas vu, tel un fantôme... alors qu’il nous fait croire qu’il est agent secret - façon Mission impossible (comme son film).

- MELVIL PERD UNE DENT
Ce premier volet du triptyque est « le Fils ». J’évite le deuxième épisode « le Recours » pour parler du dernier volet : « le cinéma ». L’acteur s’ennuie dans sa chambre d’hôtel, alors il se filme. Complètement nu évidemment. Melvil fait pipi. Melvil se lave. Et l’incontournable : Melvil fait caca. Je n’invente rien. Mais sans doute nous n’étions pas encore allés assez loin dans l’expérience cinématographique. Puisque Melvil, nu sur son lit, s’amuse avec ses caméras, jusqu’à zoomer sur ses couilles.
Pauvre garçon. Je pense qu’il a dû rater quelques cours d’histoire du cinéma pour avoir osé se filmer le nombril avec une telle nonchalance. Et dire que son film est présenté dans des conditions de rêve. De quoi faire grincer des dents bon nombre de cinéastes coincés dans l’anonymat. Cela m’a fait pensé à un autre ovni cinématographique, réalisé par un acteur beaucoup moins policé, Vincent Gallo. C’était Brown bunny, une histoire de camionneur errant. Avec là aussi un gros plan sur bite. Ou plutôt sur une fellation. Mais la comparaison s’arrête là, puisque la bite de Vincent Gallo est beaucoup plus grosse que celle de Melvil !
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Pourquoi y a-t’il Melvil plutôt que rien ?28 mai 2006 à 00:22, par tiboGuitariste sympa de Mud, chanteur en simple appareil (déjà), fantastique acteur looser dans "le Ciel est à nous" (avec la belle Romane B.(fille de)) va-t-il détrôner Yvan Attal de la chaire du beau gosse ? S’il ne louche pas, a-t-il une couille qui dit merde à l’autre ?



