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Médias - lundi 15 octobre 2007

Phrases gardées (2)

Un florilège de citations d’artistes.

A comme Aniston Jennifer. A propos de sa vie sentimentale, elle confie au JDD :

« Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. »

Comme Monsieur Jourdain parlait en prose sans le savoir, Jennifer Aniston cite Nietzsche sans même l’envisager. Eh, oui ! Cet aphorisme n’est pas un pur produit du cerveau de la comédienne de Friends. Remercions-la, tout de même, de recycler, comme une bonne éco-citoyenne.

Heureusement, en France, comme philosophe, nous avons Nicole Garcia.

« Quels hommes ont des rapports simples avec les femmes ? Pourtant, ce sont elles qui les sauvent. »

Alors là, Nicole, je demande une explication de texte. De quel(s) danger(s) les femmes sauvent-elles les hommes ? De la mort ? De l’amour ? Mais admettons que les femmes sauvent les hommes, cela ne nous dit pas pourquoi cela devrait simplifier les rapports entre hommes et femmes.

Dans la série "toute une époque", deux citations se répondent. Tout d’abord, Juliette Gréco, la dame en noir de Jean-Sol Partre, ne donne pas de leçon mais marque le temps qui passe :

« Je n’ai pas de nostalgie, même si je regrette l’époque où l’on pouvait payer au restaurant avec un poême. »

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Juliette Gréco et Miles Davis

C’était le bon vieux temps, ma bonne dame. Van Gogh payait sa chambre d’hôtel avec des tableaux. Et Johnny Hallyday chantait pour acheter une moto ? On voudrait plus de détails. Qui était le poète ? Dans quel restaurant ?

“Il n’y a plus d’après

A Saint-Germain-des-Prés

Plus d’après-demain

Plus d’après-midi

Il n’y a qu’aujourd’hui” [1]

Les temps changent, et Renaud note la hausse des prix :

« Je ne voulais pas être aimé quand j’étais une épave à la Closerie des Lilas. Enfin, une épave... Avec mes pastis à 45 balles, c’était pas du Zola, j’étais plutôt une épave bobo. »

Voilà un honnête homme. Sa chanson "les Bobos", c’est bel et bien du vécu.

Clôturons ce florilège avec la délicieuse Uma Thurman. Je profite de l’occasion pour signaler un film méconnu de l’héroïne de Kill Bill, Even the cow-girls get the blues de Gus Van Sant. Uma joue la sociologue de service.

« A Manhattan, on va chez le psy comme on se brosse les dents. La faute à Woody Allen ! »

Moi j’ai pas de psy, mais j’adore Woody Allen. La faute à qui ?

source : Le Journal du Dimanche, 31/12/06, "Ils l’ont dit au JDD", p. 28

Notes :

[1] Il n’y a plus d’après, chanson de Guy Béart, interprétée par Juliette Gréco.

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