
Impasse Marie Trintignant
Ca turbine dur, ces temps-ci, à la mairie de Paris. La peur de perdre les prochaines élections municipales pousse-t-elle le maire de Paris à caresser tous ses électeurs ?
Après la place Jean-Paul II au pied de la cathédrale Notre-Dame, voilà le conseil de Paris prêt à voter le jardin Marie-Trintignant [1]. Bon, l’honneur sera sauf puisque le groupe des Verts s’abstiendra. Il n’empêche qu’on peut se poser la question de l’intérêt d’une telle décision quand les parisiens croûlent sous les travaux de voirie, de tramway, et attendent des loyers modérés. N’y aurait-il pas d’autres grands hommes à honorer ?

Ainsi le maire de Paris déroge à la règle des cinq ans au minimum après le décès d’une personnalité avant de lui attribuer un espace dans la ville. Marie Trintignant était sans doute une bonne comédienne, mais en quoi son parcours était-il exemplaire ?
Cette bénédiction expresse prête à sourire. Le lendemain, les élus parisiens devront se prononcer sur une place Jean Gabin, Romain Gary et Anne Franck.
Baptiser un square du IVe arrondissement, voilà qui réjouira les bobos aux chaudes larmes. Ces fameux bobos, Claude Goasguen s’en fout :
« Les bobos, on ne les aura pas. Ils continueront à voter pour Delanöe parce que cela fait chic. » [2]
Claude Goasguen, qui présidait le groupe UMP au conseil de Paris, a décidé de laisser sa place à Françoise de Panafieu dite Panaf’. Car c’est elle qui défendera les couleurs de l’UMP lors des prochaines municipales. La droite est réunie, qu’on se le dise !
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[1] Le journal de Paris, p. 2, supplément du Parisien du 25/09/06
[2] propos recueillis par Frédéric Guershel, Le Parisien, 25/09/06, p. 4



