
Iklimler (Climates)
le pitch > Man was made to be happy for simple reasons and unhappy for even simpler ones - just as he is born for simple reasons and dies for even simpler ones... Isa and Bahar are two lonely figures dragged through the ever-changing climate of their inner selves in pursuit of a happiness that no longer belongs to them.
Je préfère le laisser en anglais. C’est moins déprimant ! Ce film est d’une lenteur. Peu de dialogues. Une action limitée. Mais de très beaux paysages. Il était tout de même très difficile de ne pas s’endormir. Tellement que ça m’a fait penser à un autre film turc que j’ai vu il y a deux ans. A l’occasion d’un festival Télérama (sic) je me suis retrouvé à voir Uzac. C’était aussi à se tirer une balle. J’étais vraiment très content que le magazine culturel des cathos de gauche m’est poussé de ma torpeur pour découvrir mes voisins turcs, pas encore européens. Uzac - à ne pas confondre avec Prozac - traitait du chômage. Tandis que ce dernier traite de l’amour. Mais ça donne pas vraiment envie...

Et mon rapprochement n’était pas anodin, puisque ces deux films sont réalisés et interprètés par la même personne : Nuri Bilge Ceylan. Mais autant en sortant je ne donnais pas cher pour Climates. Autant je ferais bien de revoir mon jugement. Car Uzac (le précédent film donc) a décroché le grand prix et le prix de meilleur interprète masculin au festival de Cannes 2003...
Le hasard faisant bien les choses, j’ai pu m’incruster au cocktail du film. Là je n’ai rien dit, j’ai juste observer. Et j’ai pu y vérifier une chose étonnante. L’an dernier déjà je me faisais la réflexion qu’à Cannes, avec une robe du soir ou un smoking, votre boulangère ou votre coiffeur peut aisément se faire passer pour un habitué du show-biz. Eh bien cette intuition était bonne. Puisqu’au cocktail de Climates, j’ai croisé la caissière du Franprix à côté de chez moi, à Paris. CQFD
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