
Grand Spectacle !
Vous êtes déjà allé au Stade de France ? C’est impressionnant ! Avec cette grosse soucoupe volante à l’entrée de Saint-Denis, on est tout de suite dépaysé. Certains spectateurs sont venus déguisés en Romains, quittes à passer pour des ploucs au changement Chatelet - Les Halles. Une grosse voix rauque nous invite à venir nous jeter une cervoise. Il ne manque plus qu’un manège et on se croirait en plein Parc Astérix.

Plus grand que la légende nous annonce le sous-titre de la nouvelle super-production de Robert - call me Bob - Hossein. Alors comme ça, Ben Hur revient. Et il va tout fracasser !
Du pain et des je
Toutes nos petites individualités sont réunies pour voir le triomphe d’un homme. Sur notre siège, un petit foulard, rouge pour les uns, jaune pour les autres. Non, un mendiant ne passera pas nous l’échanger contre une pièce ou un sourire. La suite nous dira à quoi il sert. Les écrans géants sont éteints ; nos yeux resteront rivés sur cette sublime scène en terre battue (so Rolland Garros !).

- METS-CA LA !
Bon, ca commence. Bob Hossein nous conte l’histoire de Ben Hur et de son super pote Messala. Mais Messala va offenser l’honneur de Ben Hur. C’en sera fini de leur belle amitié. Snif !
Mise à part la faiblesse du scénario, le jeu des acteurs est nul. Côté voix, ils sont doublés. Et côté gestes, ils moulinent des bras afin que les spectateurs du dernier rang apprécient leurs grands sentiments.
Par contre, pour la chorégraphie, on est servi. Des centurions, en veux-tu, en voilà. Un abordage de galère par des femmes pirates (sic). Des batailles de gladiateurs, où le public doit sortir son foulard pour encourager son équipe - effet Intervilles garanti. Et pour finir, la fameuse course de chars.
Arrête ton char, Bob
Jésus, en guest star, fait quatre apparitions. Il joue au foot en guenilles (contrepétrie ?). Jésus donne à boire à Ben Hur. Puis Ben Hur donne à boire à Jésus, en plein chemin de croix. Et enfin Jésus guérit la lèpre de la soeur et de la mère de Ben. Deux miracles sinon rien !
Tant qu’à faire des miracles, ça m’aurait arrangé que Jésus fasse disparaître les milliers de spectateurs qui, en sortant, voulaient prendre mon RER. Mais il a beaucoup de boulot ces temps-ci. Pour un taux horaire de misère en plus.
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