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Festival de Cannes - dimanche 20 mai 2007

Chaussons d’amour

Les films francais aimeraient devenir cu-cultes. Mais le dernier film de Christophe Honoré peine à arriver à la cheville de Jacques Demy.

Désolé les amis. El Ronchon écrit en direct du pavillon américain à Cannes. Pour des raisons techniques, j’ai grand mal à respecter la langue francaise avec ses accents et ses c cedilles. En plus, je dois souffir un clavier QWERTY. l’horreur ! Un chance pour vous, public-cheri-mon-amour, j’ai trouvé l’apostrophe. Cachez votre joie, je ne cacherai pas la mienne... Je me suis beaucoup endormi sur les Chansons d’amour.

Je vous cite pour le plaisir l’article web du Télérama :

Après l’impressionnant film roumain, 4 mois, 3 semaines et 2 jours, on vient de vivre un autre grand moment, en succombant au charme irrésistible des Chansons d’amour de Christophe Honoré. Autant le premier est un concentré de tension extrême, autant le second glisse, embrasse, danse, chante ou pleure avec énormément de grâce. Cette fois, ça y est : le crâneur Honoré, qui a montré qu’il savait tout faire (des livres pour la jeunesse, des romans ou des films sulfureux...) mais en brûlant parfois les étapes, a réussi là le coup parfait. L’enfant terrible a mûri sans rien perdre de sa vive jeunesse et nous offre une comédie musicale à tomber par terre. Un conte pop en quatorze chansons légères, légères, qui réinventent l’amour (à deux, à trois, entre homo et hétéro) et la mort. On y voit Paris en hiver, couvert de givre, des fées, toutes plus sexy les unes que les autres (Ludivine Sagnier, Clotilde Hesme, Chiara Mastroianni) et deux anges hyper-sensuels (Grégoire Leprince-Ringuet et Louis Garrel). Franchement, qui pourrait résister ? Parions que ce film aura un prix. ◆ J.M. Les Chansons d’amour de Christophe Honoré, en compétition officielle.

Erwann, le lycéen breton des Chansons d’amour, cite une vieille devise de sa région :

« Faites plaisir à un marin, il vous chiera dans la main. »

La subtilité des paroles laisse pantois, n’est-ce pas ? Le nerf est là : les festivaliers parisiens aiment à s’encanailler sur la croisette...

Au niveau du chant, c’est chantonné (nez !) et je suis gentil ! Si le festival s’amourache de cet objet bobo clairement identifié, ce n’est pas par hasard. Que le beau Louis Garrel propose un plan à trois à sa fiancée Ludivine Saignier, ne choque personne. Les moeurs de jeunes sont décadants, et la croisette est super-open. Tellement "open" qu’elle empêche Nicolo l’écolo de déambuler à l’intérieur du Palais du Festival. Je reviendrais plus tard sur cet épisode fâcheux qui montre l’esprit étriqué du festival sur la création et sur le culot. Que le Télérama s’enflamme pour la "subversivité" d’Honoré, voila la non-surprise ! Ce film est vraiment nul ! J’ai vraiment honte que toute la clique pédé-intello-parisienne soit appelée a la rescousse d’une création francaise chancelante. Alors, ne gâchez pas vos zeuros dans cette pitoyable caricature ! Ludivine Sagnier ne supportant plus la situation de couple à trois se suicidera. Et Louis Garrel caressera le joli derriere de Grégoire Leprince-Ringuet pour noyer sa mélancolie. Le Télérama voit des fées, quand El Ronchon voit des culs. Question de point de vue !

24/05/07 - C’est en discutant avec Gérard Lefort de ce film que je decouvris que j’avais beaucoup trop dormi. Ludivine Sagnier ne se suicide pas mais meurt d’une crise cardiaque. Honte à moi. Mais je n’ai finalement fait que ce que mon confrère de Libération avoue faire dans le film de Maria de Medeiros, Je t’aime, moi non plus [1] : rêver des scènes inexistantes qui alimenteront son ressenti de l’oeuvre. CQFD.

Pour écouter quatre chansons du film, c’est ici. Sinon, le blog du Télérama te fait partager les joies d’un VIP :


Cannes by night
envoyé par thomasb
Notes :

[1] dernier film produit par Bernard Rapp

Forum de discussion

Il y a 1 sujet et 1 message en réponse à cet article.
Réagir à cet article
  • Chaussons d’amour
    21 mai 2007 à 21:35, par Kafar
    Merci de m’avoir raconté la fin d’un film que je navet pas envie de regarder.C’est sans doute son seul intérêt et comme ça je ne risque pas d’aller le voir, même dans un élan de pure folie. Sauf si on y voit les seins de La Divine saignée...
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