
Caméra d’or pour "Les méduses"
Je suis ravi ! Le film israélien Les méduses / Meduzot de Etgar Keret & Shira Geffen, projeté à la semaine de la critique, vient d’être récompensé de la Caméra d’or. Il fut aussi récompensé par le prix SACD et le Prix OFAJ de la (toute) jeune critique.
Le hasard de Cannes veut que j’ai fait connaissance avec l’agent artistique des réalisateurs, Harrick. Pour la petite histoire, Harrick est fan de Nicolo l’écolo, et m’a juré que s’il était agent à Paris, il me prendrait sous son aile. C’est donc sur ses bons conseils que je suis allé voir la projection des Méduses. J’en suis sorti comblé. Depuis trois ans que je traine mes guètres sur la croisette, je n’avais pas vu un film d’une telle ambition qui ne tombe pas dans le travers intello.
Synopsis : Tel-Aviv, aujourd’hui.
Le jour de son mariage, Keren se casse la jambe et doit renoncer à sa lune de miel aux Caraïbes.
Une mystérieuse petite fille sortie de la mer change la vie de Batya, la jeune femme qui la recueille et qu’elle suit comme son ombre.
Joy, une employée de maison en exil va, sans le vouloir, renouer les liens entre une vieille femme sévère et sa fille.
Bouteilles jetées à la mer, fragments d’humanités qui flirtent avec l’absurde...Dans un joyeux désordre chacun cherche sa place, l’amour, l’oubli ou sa mémoire, car telle est la vie à Tel-Aviv.
Longue vie aux Méduses !
Dans mon euphorie, j’en profite pour vous donner les autres prix :
Palme d’or : "4 mois, 3 semaines et 2 jours" du Roumain Cristian Mungiu
Grand Prix : "La forêt de Mogari" de la Japonaise Naomi Kawase
Prix du jury : attribué ex-aequo à "Persepolis" des Français Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud et "Lumière silencieuse" du Mexicain Carlos Reygadas
Prix d’interprétation féminine : la Sud-Coréenne Jeon Do-yeon ("Secret Sunshine")
Prix d’interprétation masculine : le Russe Konstantin Lavronenko ("Le bannissement")
Prix de la mise en scène : "Le scaphandre et le papillon", production française réalisée par l’Américain Julian Schnabel
Prix du scénario : "De l’autre côté" du Germano-Turc Fatih Akin
Prix du 60e anniversaire : "Paranoid Park" de l’Américain Gus Van Sant
Palme d’or du court-métrage : "Voir pleuvoir" de la Mexicaine Elisa Miller
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