
BaBaBa BaBa BaBabel
Vous ne verrez pas la Mésopotamie dans Babel. Juste Brad Pitt, coincé dans la rocaille marocaine, en train de dealer une ambulance auprès de son ambassade. Le récit nous mène du Maroc au Mexique, en passant par le Japon. C’est que la langue justement est omniprésente : anglais, espagnol, japonais, français, langue des signes. Malgré les interprètes, les hommes ne se comprennent plus. Alejandro Gonzalez Inarritu signe un excellent film sur les ravages de la raison. Partout les hommes communiquent ensemble et ne se comprennent pas. Le coupable ? La procédure, les normes administratives, une autorité qui nie l’humain. Car Babel ne se réfère plus à Dieu. Les hommes sont suffisamment bêtes pour tirer sur leurs congénères sans aucune forme de procès. L’humanité n’a que ce qu’elle mérite.

- PLEURE PAS BRAD, TU LA REVERRAS, TA MERE
Trois histoires se croisent, subrepticement liées entre elles. Un enfant marocain, considéré hâtivement comme un terroriste. Une nounou mexicaine adorable taxée d’irresponsable. Une adolescente japonaise sourde enfermée dans ses problèmes psychologiques. En plein désert, un père coincé au chevet de sa femme mourante. Les situations s’emballent, sans que rien, ni personne ne puissent les arrêter. Le film parcourt le monde. Sans dénoncer une quelconque globalisation.
Le grain de sable dans la machinerie humaine, c’est un don. Ce gage d’amitié est à l’origine de la tragédie. Quelle absurdité !
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