
140 000 emplois écolos
Il y a les passionnés d’écologie qui ne mettent pas les pieds à la campagne et ceux qui y vivent grâce à un travail au service de la nature et contre le réchauffement de la Terre. Bonne nouvelle pour les jeunes, le secteur embauche.
RECHAUFFEMENT climatique et développement durable obligent, les métiers de l’environnement et de la forêt ont de l’avenir. C’est ce que confirme le Conseil national de l’enseignement agricole (Cnea) qui prévoit que plus de 140 000 emplois nouveaux seront à pourvoir dans ce secteur d’ici à 2015. Un sacré ballon d’oxygène pour les jeunes en quête d’une mise au vert, loin des banlieues polluées et surpeuplées ! Les formations de l’enseignement professionnel agricole « devront assurer le renouvellement des 127 000 emplois à pourvoir pendant cette période par les agriculteurs-sylviculteurs (forêt) et les 14 000 emplois du secteur horticole », indique le Cnea.
Non seulement il va y avoir du travail mais, en plus, ces métiers permettent de lutter vraiment contre le réchauffement climatique. Cet enseignement « doit mieux intégrer dans ses programmes la préservation et la gestion des ressources naturelles (eau, biodiversité, sol, air, énergies) ainsi que les aspects de la biomasse et de la production énergétique ». Autrement dit toutes les énergies provenant des déchets organiques animaux ou végétaux, ainsi que les biocarburants d’origine végétale en remplacement des énergies fossiles.
Dans le secteur privé ou à l’ONF
Ce virage a déjà été pris depuis quelques années. Les formations en agriculture biologique ou raisonnée (limitation des pesticides et des engrais) sont suivies par 15 % des élèves. Ceux qui suivent des formations liées à l’aménagement et à la forêt forment 17 % des effectifs et devraient dépasser à 21 % en 2009, soit 37 000 élèves. Bonne surprise, 90 % des diplômés de gestion des forêts décrochent un poste immédiatement et durablement dans les entreprises prestataires, ou à l’Office national des forêts (ONF). Ce taux atteignant même 100 % pour les élèves ingénieurs des travaux forestiers (ITF). Tous les jeunes qui ont la fibre végétale n’ont plus qu’à contacter leur conseiller d’orientation qui les aiguillera sur les chemins à peine défrichés de l’enseignement vert.
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